Le plus grand flou entoure la taxe de 75 % « réaménagée »

Le ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur, Pierre Moscovici, son ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac.

Le gouvernement peine à définir les contours de la future taxe sur les revenus supérieurs à un million d’euros par an : Jérôme Cahuzac a évoqué dimanche 6 janvier une disposition « pérenne » tandis que Pierre Moscovici penchait pour « une taxation exceptionnelle, temporaire ». Lors de la campagne présidentielle, François Hollande avait présenté cette super-taxation comme une décision temporaire devant durer deux ans.

Lire : Cahuzac évoque une taxe à 75 % durant tout le quinquennat

Lors de ses voeux aux Français, le président avait annoncé que la contribution exceptionnelle de 75 % sur les hauts revenus censurée le 29 décembre par le Conseil constitutionnel serait réaménagée « dans le même esprit ».

« TEMPORAIRE » OU « PÉRENNE » ?

Les ministres de l’économie et du budget ont reçu mandat de définir une alternative, mais leurs interprétations divergent. Invité dimanche matin du « Grand Rendez-vous«  Europe 1/i-télé/Le Parisien-Aujourd’hui en France, le ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac, a affirmé que cette mesure serait incluse dans la loi de finances pour 2014, « au plus tard à l’automne ».

Interrogé ultérieurement sur France Inter, Pierre Moscovici a évoqué le choix entre « plusieurs véhicules législatifs » (« Il peut y avoir autre chose qu’une loi de finances ») et insisté sur le caractère « temporaire » de la taxe, là où Jérôme Cahuzac a parlé d’une possible mesure « pérenne ».

« Ou bien ça peut rester temporaire – deux ans – comme la mesure censurée, ou ça peut être la mandature ou pourquoi pas ça peut être au-delà de la mandature et une mesure tout à fait pérenne », a déclaré le ministre délégué au budget, s’attirant les foudres du député UMP Laurent Wauquiez, qui lui a reproché dimanche de « persister dans son erreur ».

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Blocage de la publicité : Free devrait se raviser sous peu

Le fournisseur d’accès Internet Free est toujours aussi muet, depuis l’installation et l’activation par défaut, sur ses Freebox Revolution d’un mécanisme de blocage de la publicité, mais l’affaire n’en finit plus de prendre de l’ampleur. Le soufflé devrait cependant retomber sous peu, au moins pour ce qui est du dispositif « adblock » en tant que tel. Pour ce qui est des interprétations et des conséquences de ce coup de semonce, c’est autre chose.

Un passage en force qui soulève des questions

Si pour certains internautes, le fait que les réclames aient disparu, comme ça, du jour au lendemain, à l’initiative unilatérale de leur opérateur est sans doute une bonne nouvelle, pour quantité d’éditeurs de contenu, dont le financement repose sur les recettes publicitaires, ce pourrait être un drame économique. Au-delà, sur un terrain politique et citoyen, à travers cet épisode, chacun a pu prendre la mesure de l’omnipotence des opérateurs télécoms et peut-être de la faiblesse des lois qui les encadrent, bien que le principe de « neutralité du réseau » soit inscrit dans les conventions internationales.

On en reparlera certainement ce lundi 7 janvier autour de la ministre Fleur Pellerin, qui doit recevoir des représentants de Free, de sa maison mère Illiad, ainsi que d’éditeurs de sites web, d’annonceurs et de régies publicitaires. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, on devrait apprendre dans la foulée que le FAI fait machine arrière. Le dispositif polémique devrait être « désamorcé « dans les jours qui viennent », a indiqué cette source.

Google dans la ligne de mire, pas la pub

A priori, l’objectif de la manoeuvre n’était pas pour Free d’offrir à ses clients un meilleur confort de lecture, et certainement pas plus d’effaroucher les éditeurs du Net, mais de faire monter la pression sur Google, avec qui ce FAI et bien d’autres ont du mal à s’entendre. En clair, le but n’était pas de nuire au marché publicitaire, bien au contraire, mais d’obtenir de l’un de ses principaux acteurs qu’il accepte d’en partager les fruits plus équitablement. En témoigne le fait que la fonction de filtrage introduite par Free en version « bêta » ne cible pas toutes les régies, loin de là, mais clairement celles du groupe américain.

« C’est une vieille histoire entre Google et les opérateurs fournisseurs d’accès » rappelle Phillipe Jeannet, l’ancien président du GESTE (Groupement des éditeurs numériques), désormais à la tête du GIE e-Presse, le kiosque numérique de plusieurs grands éditeurs. A travers son activité de régie publicitaire, Google engrange beaucoup d’argent et siphonne toute la publicité en ligne, ce dont se plaignent d’ailleurs les éditeurs français sur un autre front. A travers notamment sa plate-forme vidéo Youtube, Google coûte a contrario beaucoup aux opérateurs en infrastructures et en bande passante.

 

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La collégienne pakistanaise blessée par les talibans a quitté l’hôpital

Malala Yousafzai recevait des soins depuis plus de deux mois à Birmingham, après avoir reçu une balle dans la tête lors d’une tentative d’assassinat.

Malala Yousafzai, la jeune Pakistanaise blessée par des talibans, a quitté l’hôpital Queen Elizabeth de Birmingham (centre de l’Angleterre) où elle était soignée depuis mi-octobre, a indiqué vendredi l’établissement. «Malala, 15 ans, est sortie du Queen Elizabeth Hospital hier (le 3 janvier) pour poursuivre sa rééducation au domicile provisoire de sa famille dans les West Midlands», la région où se situe Birmingham, a précisé l’hôpital dans un communiqué.

«Son état de santé est suffisamment bon pour qu’elle puisse désormais être suivie en médecine ambulatoire dans les semaines qui viennent», ajoute le communiqué. L’adolescente sera à nouveau hospitalisée «fin janvier ou début février» pour subir une opération de reconstruction du crâne et entre-temps, elle devra se rendre régulièrement à l’hôpital pour des consultations.

Malala avait été atteinte d’une balle à la tête lors d’une attaque des talibans contre son autocar scolaire le 9 octobre, dans la vallée de Swat (nord-ouest du Pakistan). Les talibans voulaient la punir pour son engagement en faveur du droit des jeunes filles à aller à l’école. Elle a miraculeusement survécu à cette attaque et a été transférée au Royaume-Uni pour être soignée au Queen Elizabeth Hospital, un établissement spécialisé dans le traitement des soldats grièvement blessés en Afghanistan.

Pendant son hospitalisation, la jeune fille a reçu des milliers de messages de soutien du monde entier. Selon la presse britannique, le père de l’adolescente, Ziauddin Yousafzai, a obtenu un emploi au consulat pakistanais de Birmingham.

 

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Crise en Centrafrique : « Bozizé veut attirer l’attention de la France »

Pour faire face à la crise politique de son pays, le président Bozizé a limogé son fils au ministère de la Défense mais aussi le chef d’Etat major de l’armée centrafricaine, Guillaume Lapo. L’objectif, regagner l’estime de la population, très en colère. Mais pour l’opposition ce n’est pas suffisant. Le chef d’Etat centrafricain affirme également qu’il y a des jihadistes au sein des rebelles du Séléka pour attirer l’attention des Occidentaux sur le sort de son pays.

François Bozizé a réorganisé la défense de son pays. Après avoir limogé son fils au ministère de la Défense, c’est au tour du chef d’Etat major Guillaume Lapo d’être démis de ses fonctions. Un limogeage qui fait grincer des dents au sein de l’opposition centrafricaine, qui estime que ce n’est pas la solution pour régler la crise car l’armée doit être reconstruite en profondeur. Selon elle, les réformes devaient déjà être engagées il y a longtemps.

Bozizé a avant tout effectué ces limogeages pour calmer le mécontentement de la population, affirme Lydie Boka, spécialiste de la Centrafrique, contactée par Afrik.com. « Comme elle s’est sentie abandonnée, il fallait qu’il fasse un geste pour montrer qu’il a toujours les commandes dans le pays. Il fallait qu’il rectifie le tir, car les rebelles ont pris les 3/4 du pays en très peu de temps »

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Sérillon appelé par Hollande: un schizophréne à l’Elysée

 

 

 

 

 

 

La nomination de Claude Sérillon à l’Elysée, où l’ancien journaliste de France 2 est appelé afin de recadrer la communication de son locataire, est-elle une bonne chose ? Si la presse dresse en général un portrait plutôt flatteur de l’intéressé, -dépeint à la fois comme un homme aux convictions chevillées à l’âme et au caractère bien trempé-, elle s’interroge dans le même temps sur l’efficacité d’une telle nomination.

Car suffit-il d’être un intime de son sujet, en l’occurrence le chef de l’Etat, pour infléchir profondément la nature d’un homme formaté par plus de 30 ans d’une vie politique matelassée? Or le passé a prouvé que les journalistes sont souvent les moins bien placés pour occuper de telles fonctions. C’est en effet pas la première fois, loin s’en faut, que des confrères, venus de l’audiovisuel ou de la presse écrite, ont intégré l’Elysée, l’Hôtel Matignon et de grands ministères, afin d’en organiser la communication.

Or le plus souvent, ce fut un désastre. L’exemple le plus spectaculaire remonte à 1984, quand Laurent Fabius était Premier ministre. Ce dernier avait eu l’idée de confier la communication de Matignon à une équipe de trois journalistes, venus du Matin de Paris et du Nouvel Observateur : une initiative calamiteuse. Non seulement, Laurent Fabius fit s’abattre une chape de plomb sur les rédactions, notamment de l’audiovisuel public, mais son équipe se transforma en un cabinet noir qui verrouilla la communication de son Premier ministre comme rarement sous la Cinquième République. D’autres ont occupé des postes analogues au ministère de l’Intérieur et de la Défense: des souvenirs douloureux pour les journalistes qui les pratiquaient, les intéressés se prenant pour des agents de la DGSE soumis au secret défense. J’en connais.

On pourrait répéter les exemples à l’infini et le dernier en date a pour nom Catherine Pégard : A peine installé à l’Elysée par Nicolas Sarkozy, cette ancienne excellente journaliste politique du Point dressa des herses avec la profession, ne l’alimentant qu’à doses homéopathiques.

La communication politique est un métier et la confier à des hommes et des femmes qui partagent avec la presse un même ADN est une erreur. Curieux mélange des genres: Un journaliste, aussi roué que Claude Sérillon, connait trop les ficelles et les arcanes de la profession pour ne pas en décoder les pièges. 40 années passées à suivre la politique dans les rédactions où il est passé lui ont conféré une parfaite connaissance d’un milieu, dont il a appris à se défier. Quant aux journalistes qui l’interrogeront ou l’écouteront, quels regards porteront-ils sur un ancien confrère passé de l’autre coté de la barrière et dont la parole sera forcément décodée, interprétée, soupesée et donc, sujette à caution? Le journaliste politique qui se rend à l’Elysée y va pour noircir ses calepins de notes : qu’obtiendra t-il d’un Claude Sérillon qui connait chaque chemin de traverse que peut emprunter un confrère pour atteindre son but ?

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Un déséquilibré fait paniquer Montbéliard

Le jeune homme de 25 ans avait posté des menaces sur Facebook. Il a été interné.

Ses messages postés sur Facebook, tronçonneuse à la main, ont semé la panique parmi les parents d’enfants scolarisés dans une école de Montbéliard. Un homme âgé de 25 ans affirmait sur le réseau social être prêt à agresser les écoliers, à la sortie des classes, révèle l’Est républicain. Des parents ont alerté la directrice de l’école. Celle-ci, interrogée par Europe1.fr, a confié avoir prévenu la police qui a arrêté l’homme lundi. Il a été interné.

 

« Je suis réellement dangereux »

Sur sa page personnelle, le jeune homme avait publié une photo de lui, tronçonneuse en main. En commentaire, il avait écrit : « A 8 h 15, j’ai regardé les enfants allant à l’école de façon très perverse (…) Je suis taré (…) Tout le monde devrait avoir peur d’un MALADE MENTAL comme moi. Je suis réellement dangereux pour les autres et même pour moi. »

Un autre message glace également le sang. « A 16 h 25, j’ai attendu les enfants devant l’école Sous-la-Chaux (à Montbéliard, ndlr). Dès qu’ils sont sortis, je les ai insultés de sales racailles. J’ai menacé les gosses avec ma tronçonneuse (…) Je l’ai achetée pour faire peur et pour découper des gens », écrit le jeune homme, qui se qualifie lui-même de « psychopathe ».

 

« Il est juste un peu déséquilibré »

Mais selon la directrice de l’école visée, « il est juste un peu déséquilibré ». « C’est un jeune homme bien connu dans le quartier. Les enfants l’appellent par son prénom », précise Catherine Malvesy auprès d’Europe1.fr. « Il passe beaucoup de temps à regarder par la fenêtre et sonne souvent aux portes à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit », ajoute-t-elle.

Alertée dès dimanche soir par des parents d’élèves, la directrice de l’école a prévenu la police. L’entrée des élèves en classe le lundi matin s’est donc déroulée sous la surveillance de policiers nationaux et municipaux. « Nous avons ensuite fermé l’école à clé », précise Catherine Malvesy.

« On a dédramatisé »

Triste coïncidence ou perversité ? Les messages ont été mis en ligne le jour de la tuerie de Newton, aux Etats-Unis, où 20 enfants ont été tués. « Nous en avons beaucoup discuté avec les enfants. On a dédramatisé. On a bien sûr fait le lien avec ce qui s’est passé aux Etats-Unis mais on leur a surtout dit que chaque situation est différente », explique la directrice de l’établissement.

Pour Catherine Malvesy, « ces messages étaient une sorte d’appel à l’aide. Il voulait qu’on s’occupe de lui ». Reste que plusieurs parents d’élèves ont porté plainte contre le jeune homme.

Le mariage gay n’est pas la priorité pour 70 % des Français

L'étude a été commandée par le collectif de la Manif pour tous, emmené par la polémiste et humoriste catholique Frigide Barjot.
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INFO LE FIGARO – La réduction de la dette , la lutte contre la désindustrialisation mais aussi des sujets sociétaux paraissent plus importants, selon un sondage Ifop réalisé pour un collectif d’opposants au mariage gay.

L’ouverture du mariage aux couples homosexuels est loin d’être une priorité pour les Français, selon un sondage Ifop réalisé mi-décembre auprès d’un échantillon de 1005 personnes pour le collectif de la Manif pour tous, emmené par la polémiste et humoriste catholique Frigide Barjot. 70 % des personnes interrogées jugent le sujet secondaire tandis qu’une grande majorité pointe l’urgence de s’attaquer aux dossiers de la réduction de la dette publique (62 %) ou de la lutte contre la désindustrialisation (56 %).

«Pour les Français, c’est loin d’être la priorité du moment. Aux critiques de fond sur le texte s’ajoute donc une critique de forme sur le timing du projet de loi, note le directeur du département opinion publique de l’Ifop, Jérôme Fourquet. Même d’autres sujets sociétaux comme la dépendance (30 %) ou la réforme de la formation professionnelle (24 %) arrivent largement devant le mariage pour tous, jugé prioritaire par seulement 5 % des sondés. Pourtant, ces sujets sont bien moins médiatiques. Cette crainte partagée des Français, y compris dans l’électorat de gauche, de perdre du temps sur ce dossier qui n’est pas au cœur de leur préoccupation est un argument de plus pour les opposants au texte». Un sentiment relayé cette semaine par la lettre à François Hollande d’une quinzaine de députés et d’élus socialistes du collectif Gauche populaire pour lui demander de «remettre l’agenda économique et social en tête des priorités de l’action gouvernementale».

Attentes fortes sur le pouvoir d’achat

«Le scepticisme croissant des couches populaires et moyennes (…) nous invite à hiérarchiser notre action, car elles attendent d’abord des réponses fortes sur le terrain du pouvoir d’achat et de l’emploi», ajoutent-ils.

«Ces chiffres reflètent un sentiment diffus de malaise vis à vis du mariage pour tous, estime Frigide Barjot. Seuls 11 % des sondés de gauche le trouvent prioritaire. On les a obligé à monter dans un train mais il n’y a pas d’adhésion massive à ce projet de loi qui est vécu par beaucoup comme une diversion politique pour ne pas parler des vrais problèmes économiques. Ce résultat nous donne beaucoup d’espoir pour la suite. Nous espérons obtenir l’ouverture d’états généraux et la remise sur le canevas d’un autre texte», avance celle qui est devenue l’égérie des opposants au mariage pour tous.

Autre pierre dans le jardin des défenseurs du texte, 66 % des sondés trouvent regrettable (31 %) ou choquante (35 %) la disparition des termes «père» et «mère» dans les actes de naissance. «Les Français les plus âgés, dont l’attachement au schéma traditionnel de la famille est plus fort, sont les plus déstabilisés par cette conséquence administrative, décrypte Jérôme Fourquet. Mais cet argument semble aujourd’hui moins puissant dans l’opinion publique que celui du droit à l’enfant».

Enfin, le sujet de la liberté de conscience rassemble aussi les citoyens de tous bord. 81 % des Français interrogés estiment que les députés doivent pouvoir voter, sur un sujet comme celui là, selon leur convictions personnelles indépendamment des consignes de leur parti. Seuls 19 % plaident pour le respect des positions défendues pendant la campagne électorale. «C’est le match de la liberté de conscience contre le respect des engagements électoraux, résume Jérôme Fourquet. Sur ce type de sujet qui touche à des convictions personnelles, philosophiques et religieuses, l’inclinaison des Français de privilégier le libre arbitre est d’autant plus amplifié». Le collectif de la Manif pour tous dénonce de son côté les risques de consignes de vote à gauche, voire la mise à l’écart des élus indisciplinés.

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