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Mylène Farmer dit oui au mariage gay

Invitée du JT de 20h dimanche 2 décembre, Mylène Farmer ne s’était pas clairement exprimée au sujet du mariage pour tous. Dans une interview publiée cette semaine par le magazine Têtu, la chanteuse se déclare sans ambiguïté pour.

Lorsque Claire Chazal avait demandé à l’interprète de Sans Contrefaçon si elle était prête à s’engager en faveur du mariagehomosexuel dimanche 2 décembre pendant le journal de 20h sur TF1, Mylène Farmer avait déclaré qu’elle ne souhaitait pas être « la porte-parole » de cette cause mais qu’elle ne voyait pas « pourquoi elle s’opposerait » au mariage pour tous. Dans une interview accordée au magazine Têtu, en kiosque ce mercredi, elle va un peu plus loin et se prononce en faveur du mariage gay.

« Je ne pense pas que cette question doit être regardée du point de vue de la morale. La Déclaration des droits de l’Homme commence par : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. De nombreuses personnes ont payé au prix de leur vie pour que ce principe soit appliqué. Mon point de vue est sans équivoque : je préfère un mariage gay à un mariage triste », déclare-t-elle.

Les célébrités s’engagent

A 51 ans, la chanteuse qui a eu l’habitude de tourner des clips vidéo et de chanter des paroles sur l’ambigüité des sexes précise son point de vue. Dans le journal de Claire Chazal elle avait seulement annoncé que le mariage était « une question d’égalité, de droits de l’Homme tout simplement, et je ne vois pas pourquoi je m’y opposerais ».

Quant à l’adoption, Mylène Farmer ne voit pas non plus d’inconvénient à ce que des couples homoparentaux puissent y avoir accès. « Si c’est le droit pour des orphelins d’investir un foyer chaleureux, c’est un progrès », annonce-t-elle dans Têtu.

Plusieurs autres personnalités se sont déjà prononcés pour le mariage entre personnes de même sexe, comme le vainqueur de Dance avec les stars, Emmanuel Moire, les chanteuses Anaïs ou Jenifer ou encore  l’ancien compagnon d’Yves Saint-Laurent, Pierre Bergé.

Le crédit d’impôt élargi aux mutuelles

Le crédit d’impôt pour la croissance et l’emploi (CICE) a été adopté cette nuit en nouvelle lecture à l’Assemblée, dans le cadre du projet de loi de finance rectificative 2012. Le crédit d’impôt de 20 milliards d’euros imaginé par le gouvernement pour permettre aux entreprises françaises d’être plus compétitives a été quelque peu modifié.

La mesure a été élargie pour s’adresser également aux coopératives et à toutes les sociétés de ce type comme les bailleurs sociaux ou encore les mutuelles. L’Assemblée a rejeté en revanche l’inclusion des travailleurs indépendants par exemple dans les bénéficiaires du crédit d’impôt, souhaitée par les centristes. Le crédit concernera donc les entreprises ayant au moins un salarié. Ce crédit sera équivalent à 4 % de leur masse salariale jusqu’à 2,5 smic au titre de l’année 2013, puis 6 % à compter de 2014. La masse salariale prise en compte pour ces calculs serait la somme des salaires (hors intéressement et participation) et des cotisations sociales salariales.

Rejet des baisses ciblées de taux de TVA

Cette mesure-phare du pacte de compétitivité sera financée par des économies réalisées sur les dépenses publiques (10 milliards d’euros), des mesures de fiscalité écologique et par une hausse de la TVA (6,4 milliards d’euros en 2014). Le taux réduit de TVA à 5,5% sera ramené à 5%, le taux intermédiaire porté de 7 à 10% et le taux normal de 19,6 à 20%. Les amendements visant à intégrer des baisses de TVA sur des produits spécifiques comme le bois de chauffage, le transport collectif, les tickets de cinéma ou les parcs d’attraction ont été rejetées hier. Le rapporteur général du Budget, Christian Eckert, a renvoyé de possibles évolutions à un travail global des parlementaires de la majorité sur l’architecture des taux en 2013.

Dans l’enveloppe globale de 10 milliards de recettes nouvelles prévues pour contribuer à financer le crédit d’impôt, les députés PS pourraient aussi en 2013 diminuer la part de la TVA et augmenter celle de la fiscalité écologique, a indiqué le vice-président PS de la Commission des finances de l’Assemblée nationale Pierre-Alain Muet.

Outre les députés socialistes, le texte a été soutenu par les radicaux de gauche et les écologistes, malgré des critiques sur le manque de ciblage sur l’industrie ou les PME. Les députés de droite (UMP, R-UMP, UDI) et du Front de Gauche ont rappelé leur opposition. Les sénateurs devraient à nouveau rejeter dans la journée ce projet de loi de finances rectificative, que les députés réexamineront dans la soirée, pour l’adopter définitivement.

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La psychiatre et l’assassin : un jugement courageux

Danièle Canarelli, 58 ans, psychiatre à l'hôpital marseillais Edouard-Toulouse, poursuivie pour homicide involontaire.
Le jugement rendu, le 18 décembre, par le tribunal correctionnel de Marseille mérite que l’on s’y arrête. Dans cette affaire, un meurtrier, Joël Gaillard, avait été considéré comme pénalement irresponsable de l’assassinat qu’il avait commis en 2004. En réaction au non-lieu prononcé, logiquement, par les juges, le fils de la victime a porté plainte. Et la psychiatre, Danièle Canarelli, médecin du futur assassin, vient d’être déclarée coupable d’homicide involontaire et condamnée à un an de prison avec sursis.

« L’impunité de principe ne saurait exister, l’opinion publique ne le supporte pas », a rappelé le président du tribunal de Marseille. Chaque fait divers mettant en cause un malade mental ou un condamné récidiviste en fournit la démonstration : l’opinion a besoin de désigner un responsable. Surtout lorsqu’un tel drame est exploité politiquement.

L’article 121-3 du code pénal, qui vaut au docteur Canarelli d’avoir été poursuivie et condamnée, est issu de la loi Fauchon du 10 juillet 2000 sur les délits non intentionnels susceptibles d’être reprochés aux décideurs publics. Cette loi a été conçue, notamment, pour protéger les élus locaux confrontés à une augmentation des procédures mettant en cause leur responsabilité pénale dans des affaires concernant, par exemple, l’hygiène, la sécurité du travail ou les accidents de la circulation.

Désormais, en cas de lien indirect entre la faute et le dommage, le délit n’est constitué que s’il y a eu « violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité ». Le prévenu ne peut être condamné que s’il a commis « une faute caractérisée exposant autrui à un risque d’une particulière gravité qu’il ne pouvait ignorer ».

Ainsi, dans le cas du docteur Canarelli, l’instruction a fait apparaître une succession de fautes. Le réquisitoire le plus terrible sur le suivi thérapeutique qu’elle avait mis en place pour Joël Gaillard n’est d’ailleurs pas venu des juges, mais de son collègue psychiatre désigné comme expert, Jean-Claude Archambault : ce dernier a souligné que le docteur Canarelli s’était enfermée « dans le déni ».

Les juges de Marseille ont pris soin de fermer la porte à toute interprétation extensive de leur décision. Il ne s’agit pas de juger les psychiatres ou la psychiatrie, ont-ils assuré. Mais de déterminer si, dans cette affaire, des fautes ont été commises. Car les psychiatres ne sont pas les seuls intéressés, ou préoccupés, par cette décision.

Parmi ceux qui guettaient avec appréhension la motivation du tribunal figurent… les magistrats eux-mêmes, et notamment les juges d’application des peines. En écho à l’inquiétude manifestée par un certain nombre de leurs collègues, le jugement relève d’ailleurs que « les magistrats savent que la prédictibilité et le risque zéro n’existent pas ». En outre, le tribunal fait la distinction entre ceux qui « agissent et réagissent dans l’urgence », à l’égard desquels la justice doit se montrer compréhensive, et ceux qui bénéficient de la durée mais persistent dans l’erreur.

De la part de magistrats qui, en l’occurrence, peuvent être considérés comme juges et parties, la décision rendue à Marseille ne manque pas de courage.

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Crise à l’UMP : Copé veut que son parti «se mette au travail»

Le spectacle est terminé. Depuis la signature lundi avec François Fillon de l’accord qui met fin à la bataille interne à l’UMP, Jean-François Copé s’emploie à baisser le rideau chaque matin dans les médias. Après BFMTV/RMC mardi, il était ce mercredi matin sur France Info pour rappeler que la «séquence électorale» est désormais close. «Nous reparlerons d’élection à la fin du premier semestre» 2013, alors que le nouveau vote pour désigner le futur président de l’UMP sera organisé en septembre prochain.

Il a refusé de dire s’il sera à nouveau candidat, tout comme Fillon qui ne donnera sa décision qu’en juin. «Le temps ne doit plus être celui-là. Nous avons trouvé ensemble (NDLR avec François Fillon), et j’en suis très heureux, un bon accord. En tant que président de l’UMP, je souhaite qu’on se mette au travail. Les militants veulent qu’on soit au travail, qu’on s’oppose au gouvernement.»
Abaisser le nombre de parrainages à la prochaine élection

Encore une fois, Jean-François Copé a rappelé que «les règles» de l’élection devaient être «revues», notamment pour abaisser le nombre de parrainages nécessaires – 8000 aujourd’hui. Objectif : permettre à plus de candidats de se présenter et éviter un nouveau duel.

La refonte du code électoral de l’UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet vote pour. Sur Canal+, la député de l’Essonne, qui avait échoué à recueillir suffisamment de parrainages pour se présenter, ne veut pas que «son parti retombe dans les mêmes difficultés». Sous-entendu : qu’aucun soupçon de tricherie ne vienne entacher le vote, comme cela a été le cas en novembre. Selon elle, il faudra que la prochaine «élection soit insoupçonnable pour que les résultats soient incontestables.»

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Le prix de l’électricité augmentera de 2,5 % au 1er janvier

Le prix de l'électricité augmentera de 2,5 % au 1er janvier 2013.

Le prix de l’électricité augmentera de 2,5 % au 1er janvier en raison de la hausse de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), une taxe qui finance notamment les énergies renouvelables, a annoncé le ministère de l’écologie et de l’énergie mercredi 19 décembre.

Lire : Près de 580 000 foyers ont été l’objet de coupures pour impayés en 2012

Comme la réglementation le lui permet, le gouvernement a plafonné à 3 euros du mégawatheure la hausse de cette taxe, qui aurait dû être beaucoup plus élevée (+ 8,30 euros), selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). « Cette augmentation représente une hausse de 2,5 % des factures, soit environ 15 euros par an et par ménage en moyenne », précise le ministère dans un communiqué.

Ce plafonnement était attendu pour éviter un bond subit de quelque 7 % du prix taxes comprises de l’électricité. La CSPE va ainsi passer de 10,5 à 13,5 euros du mégawatheure, alors que dans un avis rendu mardi, la CRE avait estimé qu’elle aurait dû passer à 18,80 euros. Cette taxe finance le recours aux énergies renouvelables (59 % du total en 2013), l’électricité produite par cogénération, les surcoûts de l’électricité dans les îles non connectées au réseau national (Corse, DOM…) ou encore les tarifs sociaux de l’électricité.

ARDOISE DE 2 MILLIARDS D’EUROS DUE À EDF POUR 2011

Ces charges doivent en principe être totalement répercutées sur les clients. Mais pour ne pas trop augmenter les prix de l’électricité, les gouvernements successifs ont traîné des pieds pour augmenter la CSPE autant qu’ils auraient dû, laissant une importante ardoise à EDF.

La hausse permet de couvrir les nouvelles charges de 2013, mais pas un reliquat de dette d’environ 2 milliards d’euros pour l’année 2011. Restera également une dette pour l’année 2012, dont le montant exact n’est pas encore connu, mais qui se chiffrera également en milliards. « La résorption de la dette laissée par l’ancien gouvernement sera étalée sur plusieurs années », indique le ministère mercredi.

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Harcèlement à La Poste : une ex-DRH prend la tête de la fronde

Ancienne de La Poste, Astrid Herbert-Ravel, 42 ans, recueille les témoignages de salariés afin de porter une plainte collective pour « harcèlement institutionnalisé ».


Astrid Herbert-Ravel chez elle à Paris, en novembre 2012 (Audrey Cerdan/Rue89)

La première phrase est toujours la même à l’autre bout du fil :

« Est-ce que vous êtes bien Astrid Herbert-Ravel, l’ancienne DRH qui a porté plainte au pénal ? »

Dans la salle de jeux de ses enfants, Astrid Herbert-Ravel a installé un bureau. A gauche, sur les étagères, s’accumulent méthodiquement les dossiers, un par coup de fil. A droite, l’élégante quadragénaire a installé un téléphone sans fil, pour pouvoir se déplacer dans son grand appartement parisien du Sentier :

« Je reçois des dizaines d’appels, souvent le soir ou le week-end. Ça dure une heure, deux heures, parfois plus. Certains veulent faire passer pour du harcèlement ce qui n’en est pas, mais je reconnais les signes, la cassure. Certains ont fait des tentatives de suicide. Certains, je les rattrape par le col. »

Astrid Herbert-Ravel a porté plainte en avril 2011 contre trois dirigeants de La Poste – dont le président Jean-Paul Bailly – pour harcèlement, discrimination, mise en danger, non-respect des obligations de santé et de sécurité au travail.

La démarche est alors inédite, et médiatisée. Les « postiers » – c’est ainsi qu’on appelle les employés de La Poste dans la maison – se mettent à chercher le numéro d’Astrid dans l’annuaire. Les voix racontent les humiliations, les mises au placard, les intimidations, la désillusion.

Astrid écoute, note, retranscrit, s’imprègne, absorbe. A chaque histoire, elle revit la sienne. A chaque histoire, elle conjure la sienne.

A les voir défiler, et tellement se ressembler, il lui est même venu une idée avec quelques collègues postiers : porter plainte contre La Poste pour harcèlement collectif.


Astrid Herbert-Ravel dans son bureau (Audrey Cerdan/Rue89)

 

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