Le marketing viral ou buzz ne marche pas à tous les coups et certaines grandes marques en ont fait les frais cette année : personnel incontrôlable, e-reputation bafouée, sans compter les nombreux fails publicitaires… Un vrai régal pour les réseaux sociaux !
Revenons sur les 10 pires bad buzz qui ont marqué l’année 2012…

Photoshop ne fait pas que des miracles. Pour preuve, cette photo de la marque de luxe Gucci parut en décembre dernier pour sa nouvelle campagne. La photo retouchée ne paraît pas crédible : le mannequin Joan Smalls est disproportionné avec des hanches inexistantes et une jambe difforme par rapport à l’autre. Reprise par le site Photoshop Disasters, la photo est tournée en ridicule et devient un fail pour la marque.
En août dernier, la célèbre marque de produits de randonnée a provoqué une vive réaction chez les Twittos en postant une offre de stage… haut de gamme. En effet, pour un poste de Community Manager, la responsable du digital exigeait un Klout de 35 minimum ! Embaucher un stagiaire avec cet outil qui quantifie la popularité sur les réseaux sociaux a été considéré alors comme aberrant voire discriminant par des membres influents de la twittosphère.
Pour la nouvelle campagne de la marque d’épilation, l’agence Mobiz a joué la carte du tendancieux avec son jeu « mon minou tout doux ». Pour plaire au matou, vous deviez alors choisir entre 4 chattes différentes afin de les épiler (oui oui). Cette métaphore de bien mauvais goût, n’a pas manqué de provoquer des réactions virulentes sur la toile. La marque décide ainsi de suspendre le site en justifiant qu’ils souhaitaient tester le buzz… Mais c’est un bad buzz qui sera retenu au final.
Il y a quelques jours encore, une équipe du magasin de sport Décathlon dans les Vosges poste un lipdub faisant les éloges des produits de la marque. Les images parlent d’elles-mêmes :
En janvier dernier, l’opérateur fait le lancement de ses nouvelles offres Free Mobile. La campagne devient un exemple du buzz maîtrisé avec Xavier Niel, patron de Free, qui fait figure de héro. Avec ses prix compétitifs, Free pointe du doigt les prix exorbitants des concurrents tout en traitant les utilisateurs de « pigeons ». C’est l’insurrection immédiate sur les réseaux sociaux : SFR, Bouygues et Orange doivent faire face aux plaintes et aux menaces de désabonnement de leur communauté qui se déchaîne sur les réseaux pendant plusieurs semaines avec des insultes comme « escrocs » ou « voleurs ».
Carrefour avait déjà annulé en masse les commandes d’un appareil photo en janvier, 5 mois après, 3 Suisses fait du Copyrigth. Après la polémique sur les T-shirts vantant les mérites de la soupe d’ailerons de requins, 3 Suisses se retrouve avec un code promo sur Twitter permettant d’avoir tous les produits à -50%. Près de 30000 internautes prennent d’assaut les produits les plus chers du site. Après des excuses, la marque décide finalement d’annuler les commandes. D’autres bugs promotionnels (involontaires, vraiment ?) ont refait surface depuis…
La page Facebook de la célèbre boisson, gérée par l’agence Fred&Farid, est montrée du doigt en début d’année par Coupsdepub.com. Le site accuse la marque d‘avoir créé une multitude de faux comptes pour commenter le contenu de leur page. L’information est relayée sur Facebook et Twitter, dont les commentaires oscillent entre critiques et questionnement sur le fait exprès ou non…
L’agression et l’expulsion d’un malvoyant canadien d’un McDonald’s sur les Champs-Elysées pour cause d’appareillage suspect (lunettes de vue spéciales) a soulevé la toile. Le slogan « venez comme vous êtes » est alors bafoué par les blogs et commentaires qui devient le Mcfail de l’année.
Quelques jours plus tard, c’est au tour de la chaîne Burger King d’avoir sa mauvaise pub. Un employé de l’Ohio pas très malin « met les pieds dans les plats » et publie la photo pas très ragoutante de cette salade piétinée qui doit être servie aux clients. Oui mais voilà, il n’a pas effacé les données de géocalisation et a donc pu être repéré et licencié comme il se doit.
C’était une grosse prise de risque pour Cuisinella et pourtant ils l’ont fait. Le mercredi 12 décembre le fabriquant de cuisines publie une vidéo publicitaire ratée, considérée comme l’un des plus gros bad buzz de cette fin d’année. «Ca sent le sapin » nom de la campagne, porte bien son nom car non seulement la vidéo est perçue comme mal réalisée avec une vraie fausse caméra cachée et une référence à la mort dérangeante… Les réactions ont été si vives sur Twitter que la marque a dû passer sa vidéo en mode privé.
« Pire » voire « meilleur » bad buzz avec la découverte d’une photo incongrue sur le site de vente en ligne par correspondance de La Redoute en janvier. Des enfants apparaissent en premier plan avec au fond un homme dans le plus simple appareil. Il n’en faut pas plus aux réseaux sociaux pour s’emparer du phénomène et en faire le plus gros bad buzz de l’année 2012. Pendant que de nombreuses parodies déferlaient sur la toile, certains ont continué à se demander si c’était un coup marketing calculé ou non…
Dans tous les cas, La Redoute a plutôt bien géré le bad buzz puisque peu de temps après, la marque en joue et propose un jeu sur son site basé sur la chasse aux fails sur les photos.
Tous ces bad buzz nous rappellent que l’erreur ne passe pas inaperçue sur la toile. Certaines marques contrôlent à merveille leur bad buzz voire la mette en place volontairement (même en sachant les risques). Mais au final, l’objectif de ces campagnes n’est-il tout simplement pas de faire parler de la marque (en bien ou en mal) ? Maybe…
En attendant, bonnes fêtes à tous !